Vieille légende hindoue.

Vieille légende hindoue.

Une veille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux ; mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fût donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués a un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :
- « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre. »

Mais Brahma répondit :
- « Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux répliquèrent :
- « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau :
- « Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface. »

Alors les dieux mineurs conclurent :
- « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit :
- « Voici ce que nous nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de l'a terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose ... qui se trouve en lui.

Anonyme

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 16:47

La communication non violente, Marshall Rosenberg.

La communication non violente, Marshall Rosenberg.

[...] L'empathie est une grande partie de la compassion. En fait, c'est une manière de rencontrer ce qui est vivant chez un être humain. L'empathie requiert que l'on soit avec l'autre personne, pas forcément que l'on soit d'accord avec elle, mais que l'on soit avec elle. Être en présence avec une autre personne est le plus beau cadeau que l'on puisse lui faire. [...]
Beaucoup de gens font un lien entre la non-violence et la violence physique alors qu'il existe d'autres formes de violence. Par exemple, les violences que les gens se font à eux-mêmes en se blâmant ou en se critiquant, ce qui entraîne de la dépression. Mais également, la violence infligée par les parents à leurs enfants lorsqu'ils utilisent la culpabilité et la honte afin d'avoir un impact sur eux. Et donc, de cette manière, nous sommes tous impliqués d'une façon ou d'une autre par la violence. [...]

La manière dont nous avons été éduqués à penser et à communiquer est une source énorme de violence sur cette planète. Il est donc temps d'acquérir une conscience et un langage qui soit réellement celui de la communication, et dont le but est que chaque besoin de chaque individu soit rencontré avec paix.

Par exemple, si je pense que quelqu'un se comporte de façon stupide sur la route, même si je ne dis rien ou ne fais rien, j'en souffre. Parce que chaque jugement que je laisse s'infiltrer dans ma conscience et qui implique le fait que quelqu'un d'autre ait mal agi aura des conséquences négatives pour mon esprit et mon corps, car cette manière de penser n'est pas du tout naturelle. Et si au moment même où j'ouvre la bouche pour dire quelque chose à cette personne, je pense qu'elle est stupide, j'aurai plus de chance de provoquer une agression qu'une coopération. Donc, si je veux dire quelque chose à cette personne, ce sera plutôt pour attirer son attention sur le fait que j'ai eu peur et que j'ai besoin d'être sécurisé.

Mais dans d'autres circonstances, par exemple lorsque je vais dans des prisons et que je rencontre des personnes qui ont commis des actes qui me font peur, je commence plutôt par de l'empathie et j'essaie de comprendre ce qui se passe dans la peau de ces personnes lorsqu'elles se comportent dangereusement. Le fait de les comprendre ne signifie pas que j'approuve ou que j'aime ce qu'ils ont fait, ni que je justifie leurs actions. Mais lorsqu'ils sentent que j'ai compris, ils viennent plus volontiers vers moi afin de trouver ensemble d'autres moyens de satisfaire leurs besoins. [...]

La communication non violente est souvent présentée à l'aide de la méthode qui consiste à suivre les quatre étapes qui sont : observer une situation sans jugement, ressentir le sentiment que cela suscite en nous, identifier notre besoin, et formuler une demande concrète et négociable. Mais en fait, ce qui est dit est beaucoup moins important que l'intention qu'on y met. Parce que si l'intention est que l'autre fasse ce que l'on veut, il ne s'agit pas de communication non violente. [...]

L'intention, en fait, c'est très différent. Notre intention est de créer avec l'autre personne une certaine qualité d'énergie qui fera en sorte que les besoins des deux personnes seront satisfaits et que tout ce qu'elles se donneront mutuellement le sera fait de bon gré. Lorsqu'on parle avec cette conscience-là, alors la mécanique des quatre étapes est très utile. Mais si l'autre croit d'une manière ou d'une autre qu'on a un certain objectif derrière l'utilisation de ce processus, ou qu'éventuellement on n'est pas aussi intéressé par ses besoins que par les nôtres, alors la mécanique n'aidera pas et ne servira à rien. [...]

Par exemple, si une femme veut exprimer à son mari qu'elle a besoin de le voir plus souvent à la maison, mais qu'elle lui dit qu'elle a l'impression qu'il aime plus son travail qu'elle, il faut espérer que son mari puisse entendre la beauté qu'il y a là, et qu'il n'y entende pas une exigence. Dans les formations de communication non violente, on n'apprend pas seulement à exprimer nos besoins, car exprimer ses besoins ne suppose pas d'office que l'autre soit capable de les entendre. Donc pour revenir à l'exemple, non seulement la femme doit apprendre à exprimer ses besoins, mais elle doit également arriver à percevoir, à travers la réaction de son mari, si celui-ci a bien perçu ses besoins, ou s'il n'y a entendu qu'une critique ou une exigence. [...]

Avant que nous disions quoi que ce soit, il est important d'avoir une certaine conscience, et cette conscience, je l'ai intégrée à partir de l'étude de toutes les religions qui existent sur cette planète. Et ce qui m'est apparu dans cette étude, c'est que toutes les religions exprimaient un très beau message : "Quoi que vous fassiez, faites-le avec le désir de servir la vie. Servez les êtres humains avec compassion, et si votre but est de contribuer à leur bien-être et que vous faites cela de plein gré, cela rencontrera alors votre besoin de contribuer, et quand nous donnons de cette manière là, il devient très difficile et très subtil en fait, de dire qui donne et qui reçoit."

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 16:30

Conte soufi, la cithare du bonheur...

Conte soufi, la cithare du bonheur...

C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité.
Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait asuré qu'il pourrait les lui indiquer.
Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu :
« C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »
La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort :
« C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! » Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième.
Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.

A cet instant, il connut l'éveil.
Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie.



# Posté le vendredi 13 novembre 2009 15:55

APPRIVOISEMENT...de Jacques Salomé...un cadeau pour tous...

APPRIVOISEMENT...de Jacques Salomé...un cadeau pour tous...
Apprivoisement



De sourires en respirs
de silences en présences
de caresses en offrandes
de douceurs en douleurs

de regards en soupirs
de violences en attentes
de départs en retours
de blessures en étreintes

d'évidences en erreurs
de rejets en recherches
de souvenirs en oublis
de plaisirs en désirs

de doutes en découvertes
et de rires en sanglots
de baisers en émotions
de souvenirs en paroles

Nous allons doucement
l'un vers l'autre
par les chemins multiples
de toutes nos errances

Jacques SALOME
En amour .... l'avenir vient de loin

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 03:46

LUDMILLA - On Dit...

Une trouvaille...elle porte le même prénom que moi...et aime aussi à rêver...

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 11:38

"Déception"

"Déception"
Depuis toutes ces semaines écoulées
Je te lis, et vois que tu n'as pas changé
Apprends à éteindre les feux de naguère
J'ai si souhaité que tu sois moins amer

Toutes tes cicatrices te font trop souffrir
Tu te plains, tes mots ne savent mentir
Tu te fais du mal, j'ai tant peu d'espoir
Je vois dans ton jeu, ton coeur est noir

Serais-tu prêt, enfin à ouvrir tes yeux?
De jouer avec le feu est si dangereux
Apprends, commence à tourner la page
Panser les maux demande du courage

Le mal que tu te fais nourrit tes peines
La rage que tu vis entretient ta haine
Quand vas-tu cesser de te faire mal?
Trop d'enfermement te rend si sale

Pourrais-tu enfin tout reconsidérer?
Tu es mal en point, en as-tu assez?
Oublie le passé, n'aie pas de remords
Fais le calme en toi, le silence est d'or

Ces bons moments, passés avec toi
Seront renouvelés si tu es de bonne foi
Le temps des regrêts doit disparaitre
Alors, nous nous reverrons peut-être

# Posté le lundi 19 octobre 2009 06:03

Modifié le mardi 20 octobre 2009 09:03

"18 ans"

A celle que je garde dans mon coeur...

A ta naissance, le soleil s'était installé
Ma joie fût si immense par ton arrivée
Sublime page de ma vie inoubliable
Jeune maman, devenais responsable
Les jours ne seraient plus les même
Mon brin d'amour, comme je t'aime

Déjà matinale, quelle jolie frimousse
Je découvrais ta peau rose et douce
Tes cheveux dorés comme du miel
J'adulais mon enfant fragile et belle
Visage d'ange au petit nez retroussé
Un bonheur intense, vie transformée

Les souvenirs s'agitent dans ma tête
Je me souviens bien de ma piplette
J'entends encore ta toute petite voix
Aigüe et criante, faisant aussi ta loi
Une princesse dans son royaume
Pleine de vie et très vite autonome

Les années défilèrent et passèrent vite
Ton prince charmant, un jour, t'a séduite
Cet amour passionné, comble tes désirs
Libre ma colombe, j'aime te voir sourire
Depuis ta naissance, suis en admiration
Pour preuves, j'en ai toutes les raisons

Je serai toujours là, sois-en sûre
Les bons instants ou les plus durs
Aujourd'hui, et pas moins qu'hier
Je t'aime et j'ai le coeur qui serre
A toi, ma petite que j'ai élevé
Mon enfant, tu peux t'envoler...

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 05:28

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 08:23

"Automne"

"Automne"
Rafraichissant et changeant de couleurs
Le temps des vendanges est à son heure
Cette saison des récoltes est si abondante
Remarquons aussi ses feuilles tombantes

Pommes, poires, coings
Ses fruits secs et raisins
En attendant le rude hiver
Sortons tous, prenons l'air

Si dans votre coeur, vous ressentez le chagrin
Pansez ces douleurs, dehors vous va si bien
Enchantez vos papilles, cueuillez des mûres
Vous pourriez alors faire quelques confitures

Pommes, poires, coings
Ses fruits secs et raisins
Très doux et bien frais parfois
Le décor est grandiose ici et là

Sortez de chez vous, laissez-vous enchanter
Ce spectacle annuel vit dans son intégralité
Chère Dame nature est toujours aussi bonne
Je te remercie des trésors de ce bel automne

Pommes, poires, coings
Ses fruits secs et raisins
Le soleil rayonne encore
Rend mon coeur plus fort
EASY...

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 09:02

BLESSURES SECRETES de Franck Delliaux

BLESSURES SECRETES de Franck Delliaux
Sortie nationale de "Blessures Secrètes" prévue pour la mi-octobre 2009.
Son site : http://www.franck-delliaux.weonea.com

N'hésitez pas à y faire un tour, ça vaut le détour...je ne vous en dit pas plus...allez-y...
Félicitations Franck!

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 07:19

Vidéo et Dossier : Bonheur et lâcher-prise ( le texte est de Sandrine Banas )

Comment trouver le bonheur ? Quel sens a la vie ? Beaucoup de questions et si peu de réponses. La vie ne s'accompagne pas vraiment d'un mode d'emploi. Elle nous submerge comme un flot qui nous entraîne rapidement d'une tâche à une autre, quitte à nous noyer.

Se lever, aller travailler, s'occuper des enfants, préparer à manger, penser aux courses, voir le médecin, faire les comptes, etc., puis recommencer le lendemain. Il y a toujours tellement de choses à faire et si peu de temps. Nous voudrions que nos journées soient deux fois plus longues, trois fois plus longues pour avoir le temps de tout faire et, en plus, trouver un petit moment juste pour soi.
C'est une course perpétuelle en avant vers un hypothétique bonheur qui semble de plus en plus inaccessible.
Nous avons désespérément besoin d'un temps de respiration, de repos, de tranquillité, un temps pour soi, pour se retrouver et retrouver le sens profond de notre vie.
Le « lâcher prise » est une méthode qui permet de se poser et réorienter positivement le cours de notre vie.

Qu'est ce que le bonheur ?

Quel est donc ce bonheur que nous cherchons désespérément comme le Saint Graal ?
En plongeant le nez dans le dictionnaire, une définition saute aux yeux : le bonheur c'est « un état de complète satisfaction, de plénitude ».
Etre complètement satisfait, c'est lorsque notre soif de désirs est étanchée, tous nos désirs sont alors totalement comblés.
Cette définition est tellement simple qu'elle semble donner de prime abord la parfaite recette du bonheur.
Prenons une feuille, un stylo et faisons la liste de tous nos désirs et comblons-les, les uns après les autres. Rien de plus simple pour être heureux.
Et pourtant, la tâche s'avère vite impossible car dès qu'un désir est comblé, un autre vient le remplacer. De par notre nature humaine même, nous sommes toujours en mouvement, désirant de nouvelles choses, changeants, vivants.
Aujourd'hui nous voulons une nouvelle voiture, demain nous trouvons notre maison trop petite, après-demain ce sont nos voisins qui sont trop bruyants, ou notre travail trop fatiguant. Le bonheur semble toujours à portée de main mais il y a toujours un petit quelque chose qui fait obstacle, et il est toujours remis à plus tard.
Ce n'est donc pas ainsi que nous trouverons le bonheur. En le faisant dépendant de conditions extérieures, il devient inaccessible, il est toujours reporté à demain, dans un futur de plus en plus difficile d'accès.
Il faut donc inverser la définition du bonheur, ne plus le rendre dépendant du monde extérieur mais d'une simple volonté intérieur. Il ne faut plus chercher à satisfaire tous nos désirs mais trouver aujourd'hui cet état de plénitude au-delà de nos désirs.
Alors, comment arriver à atteindre cet état qui ne dépend ni des conditions extérieures, ni de nos désirs insatiables, cet état détaché de toutes nos souffrances et nos peurs ?
Comment trouver le bonheur maintenant ?
En lâchant prise.
Lâchez prise sur ces désirs, ces peurs, ces souffrances, sur tout ce qui fait obstacle à votre bonheur ici et maintenant.

Qu'est ce que le lâcher prise ?

C'est simplement un état d'esprit, une façon différente de voir et de vivre le monde. C'est un état d'esprit ouvert et disponible à l'instant présent. En nous rendant disponible, nous redevenons capable de vivre pleinement notre vie aujourd'hui, d'apprécier tous ces petits moments de joie oubliés, un rayon de soleil, le rire d'un enfant, une odeur de printemps...

Voici une image simple pour représenter le lâcher prise. Imaginons que vous teniez un objet dans votre main, de plus imaginez que vous teniez l'objet depuis plusieurs heures, votre main ressent alors d'intenses et douloureuses crispations. A présent lâchez prise. Vous ouvrez votre main et l'objet tombe au sol. Vous ressentez immédiatement un intense soulagement.
Cependant, lorsque l'on cherche à appliquer le lâchez prise à l'esprit, la question semble aussitôt plus obscure, inquiétante. Pourtant, c'est aussi simple que pour l'objet, il suffit pour cela de répondre à trois questions.
Sur quoi lâcher prise ?
Qui lâche prise ?
Et comment lâchez prise ?
Dans l'exemple de la main, les trois réponses sont simples :
Sur quoi lâcher prise ? – L'objet
Qui lâche prise ? – La main
Comment lâcher prise ? – En ouvrant la main

A présent, appliquons ces mêmes questions à notre esprit : sur quoi peut-il lâcher prise ? Pour avoir la réponse à cela, regardez à l'intérieur de vous-mêmes pour trouver toutes les choses qui vous pèsent, qui vous angoissent ou qui vous font souffrir. Toutes les émotions douloureuses à l'intérieur de vous-mêmes ont un lien avec quelque chose, quelqu'un ou une situation à l'extérieur de vous-mêmes. Voilà ce sur quoi vous pouvez lâcher prise.

Qui lâche prise ? C'est votre esprit, vous, votre ego, peut importe le nom que vous lui donnez, une seule chose est certaine, cette mystérieuse alchimie va se passer à l'intérieur de vous-même. Comme la main qui se crispe sur l'objet, votre esprit se crispe douloureusement sur cette situation. Pourquoi fait-il cela ? D'une certaine façon, elle lui est précieuse, il y a consacré du temps, de l'énergie en pensées et soucis, il se l'est attaché comme une part de lui, et à présent, il ne sait plus comment la lâcher. Il ignore même sans doute qu'il en est capable et qu'il sera alors infiniment soulagé.
Il est important de comprendre que la situation, l'objet ou la personne responsable de votre douleur ne va bien sûr pas disparaître, tout comme l'objet tombé de votre main est toujours là. Simplement, vous la verrez d'un ½il neuf, avec une énergie renouvelée, et votre esprit libéré pourra choisir d'investir son énergie ainsi libérée dans d'autres choses, jouer avec ses enfants, apprécier une balade au soleil, lire un bon livre, sans cette ombre noire au fond de votre esprit.
Prenons un exemple concret, comme une rupture sentimentale douloureuse. Vous souffrez de la fin d'une relation, mais aussi vous avez de la colère contre ce qui a ruiné cette relation, ou vous vous sentez responsable. Chaque fois que vous croisez l'autre, cette souffrance est ravivée, à tel point que les bons moments passés ensembles sont oubliés. Votre esprit n'a pas lâché prise sur cette relation, il se crispe autour de son souvenir perdu de façon douloureuse. Seule votre volonté intérieure peut décider de lâcher prise, et ainsi se libérer, « tourner la page » et se réinvestir dans le présent pour être heureux à nouveau.
Car c'est bien là le plus grand secret, la chose que l'on ne nous a jamais vraiment apprise dans notre société occidentale. Nous pensons que notre esprit est une chose intouchable, indépendante de notre volonté, totalement immuable. Mais que dirions-nous d'un jardin laissé à l'abandon, où poussent de mauvaises herbes, oublié ? C'est ce qu'est notre esprit car personne ne nous a jamais appris, expliqué, que nous pouvions faire un travail intérieur pour en faire un magnifique jardin. Il suffit juste de comprendre deux concepts clés essentiels.
Tout d'abord, il suffit d'accepter que notre esprit n'est pas immuable. Au fil de notre vie, il se transforme, la plupart du temps de façon indépendante de notre volonté, suite à des évènements extérieurs. Mais nous pouvons lui donner l'impulsion d'aller dans une direction plutôt qu'une autre. Vous verrez des sages hindous qui ne possèdent rien sourire doucement en voyant un lever de soleil, et vous verrez des « peoples » richissimes s'énerver de n'avoir pas pu passer cinq minutes de plus sur un plateau de télévision. La seule différence est le choix intérieur qu'ils ont fait pour trouver la voie du bonheur.
La seconde chose à comprendre est que personne ne peut le faire pour nous, c'est un travail à l'intérieur de nous-mêmes, il ne fonctionnera que si nous en avons à la fois la volonté et l'envie. Aucun ami, famille, psychiatre, gourou ou autre ne pourra le faire à notre place.

Reste alors la grande question, comment lâcher prise ?
Sur une matière aussi subtile que l'esprit, on ne peut utiliser que des outils de même nature, des outils déjà à l'intérieur de vous-mêmes et que vous savez déjà utiliser : l'imagination. Dans le cas d'une personne visuelle, cela prendra la forme d'un travail de visualisation, pour une personne auditive, cela pourra être un dialogue imaginaire, ou pour d'autres cela passera par le ressenti, ou l'on peut mélanger les trois à la fois. L'imagination n'a aucune limite. Elle est un outil puissant, l'outil par lequel les grandes inventions sont nées, l'outil par lequel votre créativité s'exprime, elle est l'interface entre votre conscience et les couches les plus mystérieuses de votre inconscient.
Chaque nuit, lorsque vous rêvez, ou dans la journée, quand vous laissez votre esprit se libérer quelques instants, vous utilisez cette même capacité d'imagination, de visualisation. C'est le langage subtil de l'inconscient, des images grâce auxquelles vous pouvez communiquer simplement avec les couches les plus profondes de vous-mêmes.
C'est à travers un exercice de visualisation, guidé, étape par étape, que vous pourrez ainsi lâcher prise, de plus en plus profondément vers l'intérieur de vous-même.

Une fois cet état de repos et d'ouverture atteint, alors vous découvrirez que le bonheur n'est pas une chose que l'on peut saisir, car pour l'attraper, délicieuse contradiction, il faut apprendre à lâcher prise.

Sandrine Banas

# Posté le lundi 21 septembre 2009 05:18